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Deux dirigeants de Gerlero condamnés à 2 ans de prisons avec sursis, une sanction exemplaire !

Les deux dirigeants de Gerlero, une entreprise de démolition, ont été condamnés ce jeudi à 2 ans de prison avec sursis et respectivement à 50.000 et 30.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Toulouse pour le stockage illégal de plusieurs centaines de tonnes de déchets d'amiante
Un jugement exemplaire. Les deux dirigeants sont également condamnés à la remise en état totale du site de Saint-Alban dans les trois ans. 
Ces peines sont légèrement supérieures aux réquisitions du parquet qui avait réclamé lors de l'audience le 17 avril dernier, 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende chacun.
Jean Gerlero et son fils Thierry étaient poursuivis pour pour neuf infractions, dont la mise en danger de la vie d'autrui, la violation délibérée d'une obligation de sécurité et l'élimination irrégulière de déchets amiantés.
Les deux prévenus, dont l'entreprise est en liquidation judiciaire depuis l'été 2011, avaient également dû faire face lors du procès en avril dernier à plusieurs parties civiles, notamment le syndicat CGT-Construction qui a réclamé 30.000 euros de dommages et intérêts et l'association France Nature Environnement (FNE) Midi-Pyrénées, qui a réclamé 5.000 euros pour préjudice moral. La commune de Saint-Alban, en banlieue toulousaine où était situé le principal site de stockage, était également partie civile, ainsi que des entreprises de bâtiment.
Les salariés de l'entreprise seront fixés dans un second temps devant la chambre sociale de la Cour d'appel, concernant leurs demandes d'indemnités. Leur avocat, Maître Stéphane Rossi-Lefèvre, avait demandé 35.000 euros pour chacun des 6 salariés, mais fort de ce jugement en première instance, se réserve le droit de réclamer davantage. 
A l'été 2011, l'entreprise Gerlero avait plaidé "la bonne foi", indiquant qu'elle avait laissé s'accumuler les stocks de produits amiantés pendant deux ans en raison de difficultés économiques. La majorité des 16 salariés, appuyés par la CGT, avaient donné l'alerte en exerçant un "droit de retrait" au mois de mai, invoquant la toxicité de ces produits
On peut toujours rêver, et il nous appartient d'être optimiste, face à l'inconscience, espérons que ce verdict fera réfléchir! Ce n'est pas parce la Cour d'appel de Paris (voir notre article du 30 "Pénal le chaud et le froid") a rendu un verdict décevant en se prononçant pour l'annulation des mises en examen après que la Cour de cassation les ait validées, que tous vont en réchapper. De notre côté nous continuerons sans relâche à dénoncer "le chaud et le froid". nous le devons aux victimes
 

 

 

 

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