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Le témoignage ci-dessous est significatif

Le bailleur reconnaît que 8 600 appartements sont concernés

Jacques Shaker n'est pas le premier locataire de Nanterre à batailler pour connaître la vérité sur la présence d'amiante dans son domicile. Avant lui en 2013, Claude Marès, 71 ans, un locataire d'une HLM de l'avenue Joliot-Curie, avait demandé à l'office public HLM (OPHLM) de venir faire une expertise dans son appartement construit aussi dans les années 1960. Lui aussi était persuadé qu'il marchait sur de l'amiante puisqu'il avait lui-même prélevé un échantillon d'une dalle cassée de son salon, et l'avait envoyé à un laboratoire. Le résultat était revenu positif.

Des travaux de désamiantage jugés trop coûteux

En mars, s'appuyant sur cette analyse, il avait donc demandé qu'une expertise soit réalisée dans son appartement et à être logé ailleurs. Sept mois plus tard, il n'a toujours pas de réponse de l'OPHLM. « J'attends toujours, dit-il, désespéré. Je les ai relancés six fois depuis mars, mais je n'ai pas de réponse. La présidente de l'office a prévu de rendre visite aux locataires le 4 novembre, ajoute-t-il. Nous verrons ce qu'il en ressort. »

L'office HLM admet que l'ensemble de son parc social, soit 8 600 logements, contient de l'amiante. Mais pour autant, il lui est impossible de réaliser des travaux à cause du coût que cela représente. Il faut compter environ 50 000 EUR pour désamianter un appartement. De plus, la loi n'oblige le bailleur à désamianter que si des travaux doivent être réalisés. Le bailleur doit cependant tenir le diagnostic amiante à la disposition des locataires.

Nos remarques: nous comprenons les difficultés rencontrées par tous: l'office HLM, les désamianteurs et les entreprises qui s'insurgent contre une réglementation draconienne qui les conduit à relever le montant de leurs devis.

Est ce qu'il s'agit de laisser les choses en l'état ?

-  Qu'en pensent les familles que nous accompagnons chaque jour dans nos associations, devant les tribunaux, les hopitaux. . ?,

- Qu'en pensent les victimes qui portent une fin de vie accompagnée par des souffrances intolérables souffrance ?

Dix sept ans que l'amiante est soi disant interdit, combien faudra t-il d'années, de victimes pour que les conséquences de l'utilisation  massive, en toute connaisance des dangers, soient gommées de l'actualité ?  

A quand la volonté politique au nom de la santé publique ? Aujourd'hui tout est connu, tout est mesuré. iL SUFFIRAIT DE METTRE EN OEUVRE LES RECOMMANDANTIONS DU DERNIER RAPPORT DU SENAT (juillet 2014) POUR:

- ENGAGER LES MUNICIPALITES,

- RECENTRER LES DIAGNOSTICS, LE REPERAGE AMIANTE, ET METTRE EN PLACE UN PLAN D'ERADICATION pour les professionnels et les particulers,

- PUNIR DUREMENT CEUX QUI PROFITENT ENCORE DU SYSTEME, ce sont parfois les mêmes qui ont participé à l'exposition massive?

- POURQUOI ATTENDRE 2016 POUR FAIRE L'ANNEE DE L'AMIANTE ?

avec toutes nos pensées vers les familles de nos deux adhérents qui nous ont quitté en novembre. Cela porte à 106 le nombre de décès sur plus de 500 victimes depuis la création d'Allo Amiante en 1999.

Le nerf de la guerre "air connu"
Tag(s) : #présence de l'amiante

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