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Dans notre article du 25 octobre dernier nous avons relaté l'ouverture du chantier de démantèlement des navires de la Marine nationale sur le site de Bassens. Cela a été l'occasion de marquer notre désaccord sur le choix concernant l'enfouissement des déchets d'amiante (des dizaines de tonnes)

Nous avons saisi les parlementaires

Madame, Monsieur le Député,                                                          

Notre région, notre département n’échappent au problème national posé par le risque amiante dont l’actualité se fait régulièrement l'écho. Des millions de tonnes d’amiante sont encore présentes sur notre territoire et le récent rapport (juillet 2014) du comité de suivi amiante du Sénat a soulevé, à nouveau, la gestion défaillante de cette catastrophe sanitaire en cours.

Le repérage (qualifié de « maillon faible » dans ce rapport), les travaux de désamiantage, le transport, le traitement et la gestion des déchets, sont autant d’étapes et de phases à risque, tant pour les intervenants que pour les populations riveraines.

A ce sujet, nous avons appris l’ouverture du chantier de démantèlement des navires de la Marine Nationale sur le site de Bassens du port autonome de Bordeaux, où sera notamment réalisé le désamiantage du porte-avions « La Jeanne d’Arc », puis, dans un second temps, du « Colbert ». Ces deux opérations seront suivies du désamiantage d’autres navires, selon les informations communiquées, des dizaines de tonnes d’amiante de la première opération seront dirigées vers un site d’enfouissement.

Nous sommes très étonnés et pour le moins révoltés d’apprendre que cette méthode a été privilégiée, alors que le port de Bassens ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres de la torche à plasma de la société INERTAM, à Morcenx.  La seule  qui assure en France l’élimination définitive de ce qu’il convient d’appeler un poison et évite donc ainsi que les fibres d’amiante puissent réapparaître lors d’excavations ultérieures.

Nous tenons donc, Madame, Monsieur le député, à vous faire part de notre incompréhension : Il est pour nous inconcevable que la Marine Nationale ne soit pas valeur d’exemple en ne se donnant pas les moyens de neutraliser définitivement ce produit qui fait encore dans ses rangs, comme dans tous les autres secteurs d’activité, de nombreuses victimes.

Nous espérons que ce courrier saura retenir votre attention dans l’intérêt de la population que vous représentez.

Dans l'attente de votre réponse, Soyez assuré (e), Madame, Monsieur le député, de nos sentiments les meilleurs.                                                        Bordeaux, le 4 novembre 2014

 

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Notre région, notre département n’échappent au problème national posé par le risque amiante dont l’actualité se fait régulièrement l'écho. Des millions de tonnes d’amiante sont encore présentes sur notre territoire et le récent rapport (juillet 2014) du comité de suivi amiante du Sénat a soulevé, à nouveau, la gestion défaillante de cette catastrophe sanitaire en cours.

Le repérage (qualifié de « maillon faible » dans ce rapport), les travaux de désamiantage, le transport, le traitement et la gestion  des déchets, sont autant d’étapes et de phases à risque, tant pour les intervenants que pour les populations riveraines.

A ce sujet, nous avons appris l’ouverture du chantier de démantèlement des navires de la Marine Nationale sur le site de Bassens du port autonome de Bordeaux où sera notamment réalisé le désamiantage du porte-avions « La Jeanne d’Arc », puis du « Colbert ». Ces deux opérations seront suivies du désamiantage d’autres navires et, selon les informations communiquées, des dizaines de tonnes d’amiante de la première opération seront dirigées vers un site d’enfouissement.

Nous sommes très étonnés, et pour le moins révoltés, d’apprendre que cette méthode a été privilégiée, alors que le port de Bassens ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres de la torche à plasma de la société INERTAM, à Morcenx.  La seule  qui assure en France l’élimination définitive de ce qu’il convient d’appeler un poison et évite donc ainsi que les fibres d’amiante puissent réapparaître lors d’excavations ultérieures.

Nous tenons donc, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, à vous faire part de notre incompréhension : Il est pour nous inconcevable que la Marine Nationale ne soit pas valeur d’exemple en ne se donnant pas les moyens de neutraliser définitivement ce produit qui fait encore dans ses rangs, comme dans tous les autres secteurs d’activité, de nombreuses victimes.

Le rapport (déjà cité) propose de faire de la prévention des risques liés à l’amiante une grande cause nationale. Il préconise notamment :

  • D’améliorer le repérage,
  • D’assurer une meilleure protection des travailleurs,
  • De renforcer la protection des populations.

Cela correspond à nos attentes et nous semble aller dans le sens de l’intérêt général. Dans cette affaire de désamiantage des bateaux de la Marine Nationale, il nous paraît fort dommageable qu’une fois encore la neutralisation définitive de l’amiante ne soit pas jugée prioritaire pour protéger les générations présentes et à venir.

Avec l’espoir que vous apporterez à ce courrier l’attention nécessaire à la prise en compte de l'intérêt des populations que vous représentez,

Soyez assurée Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur de nos sentiments les meilleurs.    Bordeaux, le 4 novembre 2014

 

 

 

 

 

Travaux pratiques
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