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Tout a étė dit ou presque ! Des millions de tones sont toujours présentes sur notre territoire. Les sources les plus sérieuses (INRS - INvs) l'affirment " le pic" du nombre de victimes n'est pas atteint (100 000 décès d'ici 2025). Pourquoi ?

Plusieurs raisons:

- la période de latence, elle peut être de 15, 20 ou 40 ans. C'est le temps qui peut s'écouler entre la fin (ou le moment d'une exposition ponctuelle même faible) et la dėcouverte d'une pathologie consécutive å l'inhalation de poussières d'amiante. On sait aujourd'hui qu'une seule fibre peut suffire,

- le fait que de nombreuses personnes sont encore exposées aujourd'hui soit dans le cadre de leur activité professionnelles (dėsamianteurs - salariés intervenants sans connaître la prėsence d'amiante - toutes les personnes confrontėes à une expositions passives ou environnementales (se trouvant à proximité d'un chantier par exemple - ou dans un local qui n'a pas ėté dépolluė. . .),

- les fibres dites courtes (FCA) invérieueres à 5 microns ne sont pas mesurées

La relecture des articles de ce blog démontre que tous les secteurs d'activités sont concernés: établissements scolaires, métro, hôpitaux, établissements publics ou privés, immeubles individuels ou collectifs, friches industrielles, bitumes. . . En clair, tout ce qui a été construit avant l'interdiction de janvier 1997, de fabriquer et de commercialiser l'amiante

Les professionnels doivent obéir à une réglementation, à des normes très strictes, certains les qualifient de draconiènnes, inapplicables. Pourtant, les valeurs limites d'exposition actuelles (desquelles nous avons largement fait état, dans des articles précédents) supposées protéger les salariés, ne mettent pas les intervenants à l'abri du risque. Ce sera toujours le cas même si en juillet 2015 ces valeurs sont divisées par 10 (soit 10 f/l sur 8 heurs de travail (comme le prévoit le décret de mai 2012). Une nouvelle question se posera alors sur la capacité des équipements de protection à "filtrer efficacement" ces nouvelles mesures.

Les seuils de gestion d'empoussièrement dans les immeubles bâtis,  fixés à 5 fibres par litre d'air sont également bien au dessus de ce qu'il devrait être. La barre de 5 fibres par litre s'appuie sur le taux de pollution des années 70,elle  reste la norme à respecter lors de la restitution de chantiers après tous travaux (entretien ou désamiantage). Il y a fort å parier qu'en plus d'une quarantaine d'années, le niveau de pollution de notre pays a fortement augmenté. Il paraît inconcevable que la restitution d'un chantier après désamiantage, autorise un seuil d'empoussièrement supérieur au niveau extérieur de pollution (comme pour les mesures professionnelles VLEP, le seuil de gestion dans les immeubles bâtis devraient être également divisé par 10 (soit 0,5 f/l)

Les statistiques démontrent une forte augmentation des conséquences d'une exposition passive ou environnementale. les particuliers ne sont donc pas à l'abri des risques d'une exposition même minime, insoupçonnée.

L'objectif de la série d'articles que nous allons proposer est destiné aux particuliers. Elle n'a pas pour vocation de véhiculer la crainte et le pire, l'objectif est d'appeler à la prise de conscience des risques présents, d'y répondre par une vigilance de tous les instants.

La prise de précautions pour soi même et pour tous les autres lors de toute manipulation de produits amiantés: travaux, transport, dépôt en decchetteries. doit être un réflèxe.  

Particuliers "soyez vigilants" !  (1)
Tag(s) : #Particuliers

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