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les enquêteurs s'affèrent
les enquêteurs s'affèrent

I​nformation du quotidien Midi Libre

E n mars et avril derniers, plusieurs dépôts sauvages avaient été mis au jour dans des villes autour de Montpellier.

Au printemps dernier, les découvertes successives de déchets amiantés à Castelnau-le-Lez, Castries, Vendargues, Mauguio ou encore à Lunel avaient provoqué un certain émoi. Très vite, les gendarmes, épaulés par des spécialistes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (Oclaesp) avaient identifié une société védasienne, liquidée depuis, comme étant celle où étaient censées être traitées ces quelque vingt-cinq tonnes de matériaux contenant des silicates. Quelques semaines plus tard, c'était au tour des policiers montpelliérains de découvrir, à proximité du zoo de Lunaret, une palette et demie, filmée et chargée de revêtement de toiture contenant de l'amiante.

Vendredi dernier, deux hommes se sont retrouvés à la barre du tribunal correctionnel pour s'expliquer sur ces faits. soit l'ancien gérant de la société disparue et un homme avec lequel il avait affaires depuis plusieurs années. Un homme "qui ne pouvait pas savoir que ces déchets contenaient de l'amiante. Pour preuve : il en a déposé sur le terrain de proches et s'en est servi pour une toiture", explique Me Louis Dolez, son conseil. Et l'auxiliaire de poursuivre : "Mon client a nié fermement avoir touché de l'argent pour ces transports."

Du sursis et des amendes

Sur l'audience, le représentant du ministère public a requis deux ans d'emprisonnement, dont dix-huit mois assortis d'un sursis, d'une mise à l'épreuve et de 10 000 € d'amende contre chacun des prévenus. Un délibéré plus tard, les magistrats ont condamné l'ancien responsable de la société à un an assorti d'un SME (Sursis avec mise à l'épreuve) et de 5 000 € d'amende. Le second a, lui, écopé de six mois avec sursis et 2 000 € d'amende. Le tribunal a également accordé aux communes de Castelnau, Vendargues et au groupe BRL, des dommages et intérêt à hauteur de 3 300 €, 13 663 € et 19 000 €.

 
Notre avis: d ans le cas précis la répression peut apporter des résultats mais pas des solutions à long terme. Combien passent par les mailles du filet ? Comme cela est annoncée 2016 doit être l'année de l'amiante. Il est temps !​
 
 
 

 

 

 

Tag(s) : #justice

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